Limites pour les vols long-courriers de nuit

En 1997, des chercheurs affiliés à l’Ames Research Center de la NASA ont étudié la fatigue liée aux vols long-courriers.

Cette étude tenait compte d’un certain nombre de facteurs – période de service, vols retardés, sommeil avant un vol, charge de travail, évaluation par les pilotes de leur propre degré de fatigue – en plus des mesures physiologiques recueillies auprès des pilotes pendant les vols au moyen d’électroencéphalogrammes (EEG), d’électrooculogrammes (EOG) et d’électrocardiogrammes (ECT).

Microsommeils pendant les vols

L’étude a montré que les pilotes avaient des « microsommeils spontanés qui augmentaient à mesure que la période de vol s’allongeait ».

En outre :

« Pendant les vols de nuit, les microsommeils étaient de 1,2 par pilote et par heure pendant les quatre premières heures, puis ils grimpaient à plus de 2,4 pendant le reste du vol. Un sommet a été observé après sept heures. »

« La corrélation entre la période de vol continue et le nombre de microsommeils était importante. »

« Des épisodes de microsommeils prolongés, autrement dit une activité alpha de plus de 30 secondes, ont été observés dans deux cas à l’aller et six cas au retour. »

Conclusions et recommandations de l’étude

« Des périodes de vol de <12 heures pendant la journée normale peuvent être acceptées dans les conditions observées pendant l’étude. »

« Deuxième conclusion, la vivacité d’esprit et la vigilance sont moindres la nuit que le jour. Cela tient essentiellement aux facteurs suivants :

  1. Travail de nuit, car le fonctionnement humain ralentit quand le rythme circadien atteint un creux;
  2. que de sommeil, car ce n’est pas possible d’avoir un sommeil normal quand il fait jour; et
  3. Longue période de service ne permettant pas de faire des pauses pour récupérer.

« Comme la fatigue augmente plus vite la nuit lorsque le service est continu, on en arrive à la conclusion que le travail pendant les vols de nuit ne devrait pas dépasser 10 heures. »