La science de la fatigue

En 1996, à peu près au même moment où le Canada a mis à jour pour la dernière fois les règles sur la fatigue des pilotes, la NASA a publié une nouvelle étude sur la fatigue des pilotes menée par des experts mondiaux en science de la fatigue. Sachant que l’industrie du transport aérien doit fonctionner 24 h sur 24 pour acheminer les voyageurs et le fret, elle a élaboré une série complète de lignes directrices pour programmer les périodes de service et de repos dans l’aviation commerciale, en se basant sur la science et l’expérience des pilotes.

POINTS SAILLANTS DE LA SCIENCE DE LA FATIGUE

  • Le fait de perdre ne serait-ce que deux heures de sommeil se traduit par un sérieux manque de sommeil qui provoque de la fatigue et diminue la performance et la vivacité d’esprit.
  • Le besoin physiologique de dormir dû à un déficit de sommeil (lorsque le corps est continuellement en manque de sommeil) ne peut être éliminé que par le sommeil.

IMPORTANCE DE L’HORLOGE BIOLOGIQUE

Votre horloge biologique, aussi appelée rythme circadien, fournit pendant la journée un niveau d’activité élevé qui empêche de dormir et d’avoir sommeil.

  • Par conséquent, une perturbation du rythme circadien peut se traduire par un sérieux déficit de sommeil, une perte de sommeil cumulative, une diminution de la performance et de la vivacité d’esprit, et différents problèmes de santé.
  • o La « phase de dépression circadienne » est calculée à l’aide de données scientifiques sur la dépression circadienne de la performance, la vivacité d’esprit, la fatigue extrême et la température corporelle.
  • Pour les périodes de service qui couvrent trois fuseaux horaires ou moins, la phase de dépression circadienne correspond au moment entre 0200 à 0600 heure de la base d’affectation.

BESOIN DE SE REPOSER SUFFISAMMENT

La présence de membres d’équipage supplémentaires permet à chacun de passer moins de temps aux commandes et de dormir pendant une période de repos à bord.

  • Mais le repos contrôlé dans le poste de pilotage (quand le pilote fait une petite sieste pour atténuer la fatigue) ne remplace pas les occasions de dormir ou les installations nécessaires pour les membres d’équipage supplémentaires.

 

Lisez des extraits de l’étude

(En anglais uniquement)